Experts Connexion et Links Conseil vous ont convié à participer le lundi 16 novembre 2009 au Press Club de France, 8 rue Jean Goujon, Paris 8ème, à une
TABLE RONDE REXCEPIONNELLE avec :
JACQUES ATTALI

Sur le thème :
Le Conseil dans 20 ans ?
Prospective et évolutions : Quels besoins ? Quels acteurs ? Quelles organisations ?
Débat animé par Hervé Lassalas
Cette table ronde a rallié en une seule matinée de nombreux intervenants du conseil dont nous avons pu être témoin. Les quelques extraits qui suivent reflètent leurs propos :
- Danièle ROUSSEAU : Présidente de Dirigeantes
« La recherche d’autonomie est une partie intégrante du conseil. Les technologies ont beaucoup aidé les femmes (travail à domicile). Le conseil, comme l’intérim auparavant, est devenu un choix de vie pour les femmes. »
- Nathalie YOUNAN : Avocate internationale
« Dans le domaine juridique, pourquoi cette tentation de remettre en cause la responsabilité du conseil ? D’abord parce qu’il est omniprésent (inflation réglementaire et législative). Ensuite parce que le dirigeant est en recherche de sécurité. »
« Recevoir un conseil d’un grand nom participe à ce désir de se protéger. Ce qui parasite les relations entre conseils et donneurs d’ordres. On observe, avec la crise, un vrai retour de l’intuitu personae. L’autre évolution concernera sur les honoraires. On ne parlera plus de temps passé. On va aller vers une tendance à payer aux résultats le conseiller. »
- Antoine CATTA : Président de Links Conseil
- Franck MUTEAU : Président de Maxperlès
« Patron de PME, ce que je recherche dans l’expertise d’un conseil externe, c’est un retour (effet miroir) pour vérifier un certain nombre d’éléments et valider mes choix. »
« La PME n’est pas attirée ni interpellée par le conseil. La PME représente un enjeu réel pour les consultants. »
- Nicolas TENZER : Président d’IDEFIE
« Les marchés internationaux d’expertises pèsent 500 milliards d’euros. Quelle sera la part de ces marchés pour la maison France ? Ces marchés exigent une forte expertise en termes d’intelligence et d’innovation ; la concurrence y est très forte. L’innovation est un facteur déterminant de choix. Il faut investir les médias internationaux. »
- Michel VILLETTE : Sociologue
« Le conseil est compris dans une relation. Ce n’est pas un service. Votre client, parce qu’il vous aime, va vous faire un chèque ou vous oublier. Il faut avoir une relation merveilleuse avec un patron, qui vous aime et vous fait confiance pour l’aider. »
- Jean-Marc GUILLOT : Consultant délégué en Ressources Humaines
« Le métier de consultant, c’est la liberté dans la responsabilité…. Le management est passé du management de la cohésion ( des équipes) au management de la diversité (des individus). Ce passage conditionne un management d’équipe performant. »
- Gilles DAQUET : Président de cabinet de conseil
Je distingue trois types, trois approches du conseil :
« Le conseil ‘expert’ : aujourd’hui, on cherche les super experts. Visibilité égale concurrence. L’enjeu va être l’hyperspécialisation. »
« Le conseil intégrateur est celui qui rend le contexte simple. Il faut avoir des structures intégrées qui fonctionnent très vite. Il y aura 4 acteurs mondiaux qui joueront sur une ressource constituée par les consultants de type « free lance »
« Le conseil ‘accélérateur’, ce sont des personnes qui ont le même savoir que les équipes en interne, mais ils accélèrent un mouvement, dans un temps court. L’évolution de ce type de conseil dépend de la crise. La concurrence se fait avec les équipes internes. »
- Georges ICHKANIAN : Directeur des Ressources Humaine Grand Groupe
« Quand on achète des prestations de conseil pour le compte d’un groupe, nous sommes confrontés à une myriade de consultants parmi lesquels il est difficile de se repérer : à quand une grille de repères pour objectiver les consultants. Une labellisation permettrait de faciliter un choix. »
« Le conseil peut apporter sur un point : la capitalisation du savoir. Les entreprises ont des difficultés à l’organiser »
Ces derniers furent les intervenants principaux de la première Table Ronde.
C’est à la seconde Table Ronde que Jacques Attali est intervenu. Quelques uns de ses propos ont été retranscrits ci-dessous :
- Jacques ATTALI :
« Deux éléments forts du conseil : sa loyauté et sa réputation.
« De plus en plus, les consultants seront des entrepreneurs. Le problème de la légitimité du conseil va être essentiel. »….
« La globalisation, cela veut dire que l’on va avoir besoin de conseillers dans tous les secteurs professionnels. On recherchera souvent une seconde opinion qui sera externe et virtuelle. Deux mutations technologiques vont influer le métier de conseil : les technologies 3D et le « web sémantique » (la possibilité de poser des questions intelligentes). Google n’a aucune pertinence dans ce contexte et n’a pas évolué depuis 10 ans. Le web sémantique bouleversera la réalité du conseil. Dans moins de 5 ans, le métier du conseil sera bouleversé. La traduction automatique va apparaître en même temps. On assiste à des progrès très rapides. Ils vont poser question à l’unité linguistique. Nous sommes la seule langue au monde dont le nombre des locuteurs va doubler en 20 ans . Il faudra en profiter et ne pas rater cet enjeu. »
« La rémunération. Elle sera très forte pour le « conseil vivant » qui permettra de structurer l’organisation des entreprises, non pas en apportant des connaissances toutes faites, mais en devenant un maïeuticien des idées. »
« Ce métier deviendra un métier d’excellence à moins qu’il ne disparaisse. Il sera essentiel de conserver notre légitimité historique dans ce contexte. »
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